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La notion de Développement Durable devra se retrouver dans toutes les actions de la prochaine municipalité, plus particulièrement en matière de construction ou de rénovation de bâtiments dont la maîtrise d’ouvrage dépend de la mairie ou de la CDC.Construire « propre » peut sembler plus coûteux mais les constructions dites « passives », bien isolées et sainement ventilées, sont ensuite très peu consommatrices d’énergie en matière de chauffage ou de climatisation.Dans cette période de forte augmentation d’une ressource telle que le pétrole et sa disparition annoncée dans quelques décennies, on ne plus faire l’économie d’une telle prise de décision. Non contents de montrer un bon exemple de maîtrise énergétique au niveau municipal, nous inciterons nos concitoyens et les entreprises à mener cette même recherche pour leurs propres constructions. Notre rôle sera d’ impulser une dynamique d’utilisation des nouveaux isolants d’origine végétale, donc renouvelables (chanvre
, copeaux de papier, etc) et d’aider au mieux les entreprises du bâtiment à compléter leur savoir-faire en intégrant ces nouvelles techniques. A nous de laisser à nos enfants un environnement sain et respecté !
Maryse Besnard, Commission Cadre de Vie & Environnement.
Paru dans le Ploërmelais du vendredi 15 février 2003, dans le cadre d’une série de questions posés aux 3 candidats aux municipales à Ploermel.
Question 3 : Les Aciéries ont annoncé leur nécessaire déménagement sur la zone du Moulin. Pensez-vous que la commune doit accompagner cette délocalisation et si oui, sous quelle forme ?
Réponse de Béatrice Le Marre :« La vraie question est plutôt : comment une ville peut-elle aider une entreprise ? Il est évident que nous devons nous mobiliser pour préserver l’emploi et garantir la pérennité de cette entreprise.Il est permis aux communes d’agir sur le foncier et c’est donc tout naturellement que nous devons proposer à cette future usine un terrain et pourquoi pas des locaux tout en étant vigilant par rapport aux normes de la concurrence européenne. L’autre bon niveau d’intervention est l’intercommunalité, une entreprise d’une telle importance a un impact bien au-delà de la commune, en terme d’emplois, de taxes et d’images.Enfin, bien entendu comme le prévoit la loi, c’est la Région qui est chef de file du développement économique et je sais l’actuelle majorité attentive sur ce dossier, elle répondra positivement aux sollicitations pour intervenir sous une forme ou une autre (aide directe, avance remboursable, fond de garantie) comme elle l’a déjà fait auparavant.En conclusion, oui il faut aider cette entreprise qui fait partie de l’histoire ploërmelaise, c’est un ensemble d’interventions qui finalisera le dossier financier. Chacun dans sa responsabilité, sa compétence et ses moyens budgétaires (Communes, intercommunalité, Département, Région, Europe). »
Paru dans Flash Breizhine, journal électronique mensuel édité par le Conseil régional de Bretagne, février 2008
« Je voudrais vous faire part de ma colère et de mon indignation devant le mépris dont fait preuve le gouvernement à l’égard de la Bretagne par son refus de création d’un Établissement Public Foncier (EPF).La Bretagne bénéficie d’une forte attractivité : elle accueille chaque année 25 000 habitants supplémentaires et l’INSEE prévoit 600 000 habitants de plus en 2030. Ce dynamisme se traduit par des hausses très fortes sur le prix du foncier et le prix des logements (+50 % de moyenne sur les 4 dernières années selon la Chambre régionale des notaires). Créer un Établissement Public Foncier est le seul moyen de maîtriser ces coûts et de parvenir à un développement équilibré du territoire car il fait office de banque publique du foncier au service et à la demande des communes et EPCI. Il en existe déjà 19 en France (dont cinq régionaux) qui fonctionnent en bonne intelligence entre l’État et les élus, quelle que soit leur sensibilité. Alors pourquoi la Bretagne est-elle interdite d’EPF ?Dès 2005, l’État a inscrit le projet dans son PASER ; Jean-Louis Borloo, alors ministre de la cohésion sociale, s’est engagé en faveur de sa création lors d’une visite à Rennes en 2006 ; enfin, le premier Ministre Dominique de Villepin nous assurait, dans un courrier daté de mars 2007, que le décret serait transmis au Conseil d’État avant la fin de l’été dernier. Alors, pourquoi les Bretons attendent-ils depuis maintenant un an la transmission du projet de décret au Conseil d’État ? Nous voulons que les collectivités bretonnes aient les moyens d’agir pour éviter une urbanisation incontrôlée surconsommant les espaces agricoles et naturels et fragilisant ainsi l’environnement et les paysages bretons. Nous voulons éviter que le littoral breton ne se transforme en « Breizh Riviera ». Nous voulons maîtriser notre destin. La Bretagne a sa dignité, elle entend la faire respecter. »
Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne
